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Voir des aurores boréales en Laponie suédoise

Publié le . Informations vérifiées en

Une aurore boréale ne se réserve pas : il faut une activité solaire suffisante, un ciel dégagé et une nuit noire. Autour d’Abisko et de Kiruna, en Laponie suédoise, ces trois conditions se rencontrent de septembre à mars. Ce qu’il faut savoir pour mettre les chances de votre côté, et ce que cela coûte.

Aurore boréale verte au-dessus du lac Torneträsk et des bouleaux enneigés d’Abisko
Photo Pavel.shyshkouski, CC BY-SA 4.0 (Wikimedia Commons)
Où
En Laponie suédoise, au-delà du cercle polaire : Abisko, au bord du lac Torneträsk, et Kiruna, à environ une heure et demie de route. Les mêmes latitudes se retrouvent en Laponie finlandaise et dans le nord de la Norvège.
Quand
De début septembre à fin mars, quand les nuits sont noires. Selon Visit Sweden, les aurores se voient surtout entre 18 h et 2 h, avec une activité souvent plus forte vers 22-23 h. Si vous pouvez choisir, évitez les nuits de pleine lune.
Combien
Ordres de grandeur relevés en octobre 2026 : sortie guidée en minibus depuis Kiruna, de 630 à 1 600 couronnes par personne (55 à 145 €) ; soirée guidée à la station d’observation d’Abisko, environ 1 300 couronnes (115 €), combinaison et bottes comprises. Ajoutez l’hébergement et le trajet.
Comment
Train de nuit depuis Stockholm (16 à 18 heures jusqu’à Abisko) ou vol vers Kiruna. Restez au moins trois ou quatre nuits pour avoir plusieurs chances de ciel dégagé. Prévoyez des vêtements pour -20 à -30 °C. Une sortie guidée emmène là où le ciel se dégage ; seul, éloignez-vous simplement des éclairages.

Ce que vous verrez

Une aurore boréale naît quand des particules venues du Soleil frappent la haute atmosphère. Le plus souvent, c’est un arc ou un rideau vert pâle qui ondule pendant quelques minutes, parfois une heure. Les nuits de forte activité, il prend des reflets roses ou violets et occupe tout le ciel. Les nuits faibles, l’œil ne voit qu’une lueur grise que l’on prend pour un nuage.

Rien n’est garanti, même au cœur de la saison : trois nuits couvertes de suite sont fréquentes. Le cycle solaire a passé son maximum vers 2024-2025 ; l’activité reste soutenue les années suivantes, mais elle varie d’une nuit à l’autre. Le centre de prévision de la météo spatiale américain publie chaque jour un indice d’activité et une prévision sur trois jours : la NOAA.

Où se placer

Abisko est un petit village à l’entrée d’un parc national, au bord d’un grand lac. Les montagnes qui l’entourent arrêtent une partie des nuages : selon Visit Sweden, le ciel y est souvent dégagé quand il est couvert ailleurs. Un télésiège monte au mont Nuolja, où une station d’observation accueille des soirées guidées.

Kiruna est la ville de la région : un aéroport, des hôtels, des restaurants, et des sorties en minibus qui partent chaque soir vers le secteur où la météo est la meilleure. C’est la base la plus simple si vous ne voulez pas dépendre du train.

La Laponie finlandaise et le nord de la Norvège offrent des conditions comparables, avec d’autres paysages et d’autres prix. Pour la Suède, voir la fiche Suède.

Quand partir

  • Septembre et octobre : nuits déjà noires, températures encore supportables, lacs pas encore gelés où le ciel se reflète.
  • Novembre à janvier : les nuits les plus longues ; fin novembre à début janvier, le soleil se lève à peine au-dessus de l’horizon à Kiruna. Froid marqué.
  • Février et mars : nuits encore longues, journées qui s’allongent, souvent le temps le plus stable.

Évitez la semaine de la pleine lune si vous pouvez : sa lumière efface les aurores faibles.

Y aller en train de nuit

Un train de nuit relie Stockholm à la Laponie : Kiruna, Abisko (descendre à la halte Abisko Turiststation), puis Narvik, en Norvège. Comptez 16 à 18 heures. En 2026, des travaux dans le nord du pays obligent certains jours à changer de train à Boden, et l’avenir de la liaison directe après décembre 2026 reste incertain : vérifiez l’horaire de votre date avant de réserver. Pour rejoindre Stockholm depuis le reste de l’Europe, voir Traverser l’Europe en train de nuit.

Le froid

En plein hiver, les nuits descendent souvent entre -15 et -30 °C. On attend dehors, immobile, parfois deux heures. Ce qui fait la différence : trois couches (sous-vêtement en laine, couche chaude, coupe-vent), des bottes d’hiver une taille au-dessus, des moufles plutôt que des gants, un bonnet qui couvre les oreilles. Les batteries de téléphone se vident vite au froid : gardez-le contre vous.

Les erreurs courantes

  • Rester une seule nuit. C’est un pari ; trois ou quatre nuits multiplient les chances.
  • Regarder au mauvais moment. L’activité vient souvent par vagues : sortez toutes les demi-heures plutôt qu’une seule fois.
  • Rester en ville. Les lampadaires suffisent à masquer une aurore faible ; quelques centaines de mètres hors des lumières changent tout.
  • Suivre seul une piste la nuit. Le froid, la neige et l’obscurité pardonnent peu : prévenez quelqu’un, ou partez avec un guide.

Respect des lieux

Le parc national d’Abisko a ses règles : on reste sur les sentiers balisés en hiver, on ne fait pas de feu hors des emplacements prévus. La Laponie est aussi le territoire des Samis et de leurs troupeaux de rennes : ne vous approchez pas des rennes, ne coupez pas à travers un enclos, ne photographiez pas les personnes sans leur accord.

La destination en détail : Suède : quand partir, combien par jour, comment entrer

Sources