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Partir loin, rester longtemps.

Fiche horizon · Asie

Japon : quand partir, combien par jour, comment entrer

Publié le . Informations vérifiées en

Pas de visa pour 90 jours, une autorisation électronique annoncée pour 2028, un pass ferroviaire à 50 000 yens la semaine et des prix qui doublent au printemps. Ce qu’il faut savoir pour préparer un séjour au Japon, chiffres datés.

La rue Yasaka-dori à Kyoto au petit matin, déserte, avec la pagode Yasaka au fond
Photo Basile Morin, CC BY-SA 4.0 (Wikimedia Commons)

Un archipel de grandes villes et de campagnes reliées par un train ponctuel, où l’on entre sans visa pour 90 jours, et où le budget se joue surtout sur le logement et les trajets en shinkansen.

Quand partir

  1. jan.
  2. fév.
  3. mars
  4. avr.
  5. mai
  6. juin
  7. juil.
  8. août
  9. sept.
  10. oct.
  11. nov.
  12. déc.

la meilleure période possible à éviter

Fin mars à mai et octobre-novembre : temps doux, cerisiers puis feuillages d’automne, mais affluence et prix hauts, surtout pendant la Golden Week (fin avril-début mai). De juin à mi-juillet : saison des pluies. Juillet-août : chaleur humide, souvent plus de 35 °C, et congés d’Obon à la mi-août. Typhons de juin à novembre. Hiver sec et lumineux côté Pacifique, froid au nord.

Combien par jour

Sac à dos
70 à 100 € par jour
Confort
160 à 250 € par jour
Famille
350 à 550 € par jour

Hébergement (dortoir ou chambre double partagée), trois repas, transports urbains et une ou deux visites, hors vol international et hors pass ferroviaire. Ordres de grandeur arrondis, relevés en octobre 2026, au taux de la BCE du 13/10/2026 (1 € ≈ 177 ¥).

Pour entrer

Passeport valide pour tout le séjour ; pas de visa pour un séjour de 90 jours au plus. Avant l’arrivée, les autorités invitent à remplir en ligne Visit Japan Web (immigration et douane), gratuit. Empreintes et photo prises à l’arrivée. Une autorisation électronique, la JESTA, est prévue par la loi pour l’exercice 2028 (avril 2028 à mars 2029) : elle n’est pas en vigueur en octobre 2026 et aucun site ne la délivre encore. Au-delà de 90 jours, visa obligatoire.

Source officielle : Conseils aux voyageurs (diplomatie.gouv.fr).

Santé

Être à jour du calendrier vaccinal français, rougeole comprise (hausse des cas signalée en 2026). Selon le séjour : hépatites A et B, typhoïde, encéphalite japonaise (risque jugé très faible), encéphalite à tiques en zone boisée. Soins de bon niveau mais chers : assurance frais médicaux et rapatriement indispensable. Médicaments dans leur boîte d’origine avec ordonnance ; ceux qui contiennent un stupéfiant (codéine, par exemple) exigent une autorisation préalable.

Avant de partir, consultez un médecin ou un centre de vaccinations internationales.

Argent et téléphone

Monnaie : le yen (JPY) ; 1 € ≈ 177 ¥ le 13/10/2026 (BCE)

La carte bancaire passe dans la plupart des commerces des villes, moins dans les petits restaurants, les temples et à la campagne : gardez des espèces. Les distributeurs des supérettes et des bureaux de poste acceptent les cartes étrangères. Pas de pourboire, nulle part. Vérifiez les frais de votre carte hors zone euro.

Hors de l’Union européenne : l’itinérance coûte cher si votre forfait n’inclut pas le Japon. Solutions courantes : une eSIM de données achetée avant le départ, une carte SIM de données vendue à l’aéroport, ou un routeur wifi de poche loué. Le wifi public est répandu dans les gares et les villes.

Vol et décalage

environ 14 h sans escale de Paris à Tokyo, 14 h 30 à 15 h 30 au retour

+7 h pendant l’heure d’été française, +8 h en hiver (pas d’heure d’été au Japon)

Où aller

Un premier séjour de deux à trois semaines suit souvent la même ligne : Tokyo, puis Kyoto et Nara, Osaka, et Hiroshima avec l’île de Miyajima. Comptez quatre à cinq nuits à Tokyo, autant dans la région de Kyoto, une ou deux à Hiroshima. Une troisième semaine permet d’ajouter les Alpes japonaises (Takayama, Kanazawa, les villages de Shirakawa-go), la péninsule de Kii et ses chemins de pèlerinage, ou l’île de Kyushu au sud.

Hokkaido, au nord, se visite surtout de juin à septembre, quand le reste du pays est chaud et humide. Okinawa, à plus de deux heures d’avion de Tokyo, a un climat subtropical et reçoit les typhons de l’été et du début de l’automne.

Autour de la centrale de Fukushima-1, une zone interdite et des zones d’accès restreint sont délimitées. Le ministère des Affaires étrangères précise qu’en dehors de cette zone, clairement signalée, rien ne s’oppose aux déplacements dans le pays.

Se déplacer

Le train couvre presque tout. Le shinkansen relie Tokyo à Kyoto en un peu plus de deux heures ; l’aller simple en place réservée coûte de l’ordre de 14 000 ¥ (environ 80 €) en octobre 2026.

Le Japan Rail Pass, valable sur les lignes des compagnies JR, coûte en classe ordinaire, d’après son site officiel, 50 000 ¥ pour 7 jours, 80 000 ¥ pour 14 jours et 100 000 ¥ pour 21 jours en achat en ligne, soit environ 285, 450 et 565 € au taux du 13 octobre 2026. Depuis la hausse de son prix en 2023, il n’est rentable que si vous enchaînez plusieurs longs trajets dans la période : additionnez vos billets un par un avant de l’acheter. Seul, il ne donne pas accès aux trains Nozomi et Mizuho, les plus rapides, qui demandent un billet complémentaire. Des pass régionaux, moins chers, couvrent une seule partie du pays.

En ville, une carte de transport rechargeable sans contact sert dans le métro, les bus et de nombreuses supérettes. Pour conduire, le permis international délivré en France n’est pas reconnu : il faut votre permis français accompagné d’une traduction officielle en japonais, acceptée pendant douze mois après l’arrivée.

Se loger

Dans les grandes villes, un lit en auberge de jeunesse ou en hôtel capsule coûte de l’ordre de 3 500 à 6 000 ¥ la nuit. Les « hôtels d’affaires », aux chambres petites et fonctionnelles, demandent environ 10 000 à 25 000 ¥ la chambre double, davantage à Tokyo et à Kyoto au printemps et en automne. Les minshuku, pensions familiales, et les ryokan, auberges traditionnelles où le dîner et le petit-déjeuner sont souvent compris, complètent l’offre : voir dormir dans un ryokan.

Réservez tôt pour la floraison des cerisiers, la Golden Week et la mi-août : les prix montent et les chambres manquent.

Ce qui surprend

  • On ne laisse pas de pourboire, ni au restaurant ni au taxi.
  • Les poubelles publiques sont rares : on garde ses déchets jusqu’à l’hôtel ou une supérette.
  • La charcuterie et tout produit à base de viande sont interdits à l’importation sans certificat sanitaire, même pour une consommation personnelle ; l’amende peut atteindre 3 millions de yens.
  • La détention de stupéfiants, même en très petite quantité, peut valoir jusqu’à vingt-trois jours de garde à vue avant toute décision de poursuite.
  • Les séismes sont fréquents : repérez les consignes d’évacuation de votre hébergement.

Rester plus longtemps

Au-delà de 90 jours, un visa est obligatoire, demandé auprès de l’ambassade ou d’un consulat du Japon en France. Le programme vacances-travail entre la France et le Japon s’adresse aux 18-30 ans, pour un an au plus, avec un quota annuel : vérifiez les conditions à jour auprès de l’ambassade. Les écoles de langue ouvrent droit à un visa d’étudiant. Depuis 2024, un statut de « nomade numérique » permet de rester six mois, sans renouvellement, à qui justifie d’au moins 10 millions de yens de revenus annuels (environ 56 500 €) et travaille pour des clients hors du Japon.

Sur un séjour de plusieurs mois, les frais de carte et de téléphone pèsent vite : voir payer et retirer de l’argent à l’étranger et eSIM ou forfait.

Trois lignes à ne pas manquer

Sources