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ESTA, ETIAS, ETA : demander son autorisation de voyage sans intermédiaire payant

Publié le . Informations vérifiées en

Une autorisation de voyage se demande en ligne, en quelques minutes, sur un site officiel. Des sites intermédiaires facturent la même démarche plus cher, parfois beaucoup plus. Voici les prix officiels de chaque autorisation, vérifiés le 13 octobre 2026, et les signes qui trahissent un intermédiaire.

Pour un séjour court, plusieurs pays dispensent les Français de visa mais exigent une autorisation de voyage électronique, demandée avant le départ. Ce n’est pas un visa : c’est un contrôle préalable, lié au passeport, qui permet d’embarquer. La décision d’entrer reste prise à la frontière par l’agent qui vous reçoit.

Toutes ces démarches se font sur un site officiel, en ligne, pour un prix fixé par l’administration. Des sites privés proposent de « s’occuper du dossier » contre des frais de service : le formulaire est le même, la réponse n’arrive pas plus vite, et la différence de prix n’est pas remboursée par l’administration.

Les prix officiels au 13 octobre 2026

Destination Autorisation Prix officiel Validité Durée de chaque séjour Où la demander
États-Unis ESTA 40,27 USD 2 ans ou jusqu’à la fin du passeport 90 jours au plus esta.cbp.dhs.gov
Canada (par avion) AVE (eTA en anglais) 7 CAD 5 ans ou jusqu’à la fin du passeport 6 mois en général canada.ca
Royaume-Uni ETA 20 GBP 2 ans ou jusqu’à la fin du passeport 6 mois au plus gov.uk
Nouvelle-Zélande NZeTA à partir de 17 NZD, plus une taxe touristique de 100 NZD 2 ans 3 mois (6 mois au plus sur 12 mois) immigration.govt.nz
Australie eVisitor (sous-classe 651) gratuit 12 mois 3 mois immi.homeaffairs.gov.au
Espace Schengen ETIAS 20 EUR 3 ans ou jusqu’à la fin du passeport 90 jours sur 180 jours pas encore en service

Les montants sont ceux affichés sur les sites officiels le jour de la vérification. Ils sont payés dans la monnaie du pays : le montant débité en euros dépend du taux de change et des frais de votre banque (voir payer et retirer de l’argent à l’étranger).

États-Unis : l’ESTA

L’ESTA concerne les Français qui partent pour du tourisme ou des affaires, 90 jours au plus, avec un passeport électronique ou biométrique. Son prix a beaucoup changé : 21 USD jusqu’en septembre 2025, puis 40 USD, puis 40,27 USD depuis le 1er janvier 2026, selon un avis publié au Federal Register le 19 novembre 2025. Le montant est indexé sur l’inflation et peut encore évoluer chaque année. En cas de refus, 10,27 USD restent dus.

Le formulaire demande désormais un égoportrait (une photo du visage prise avec le téléphone), une adresse, un contact d’urgence. Le ministère des Affaires étrangères rappelle que l’autorité américaine recommande de déposer la demande au moins 72 heures avant le départ, et qu’un voyage à Cuba depuis le 12 janvier 2021 oblige à demander un visa à la place de l’ESTA. L’autorisation doit être refaite si vous changez de passeport.

Site officiel de l’ESTA

Canada : l’AVE

L’autorisation de voyage électronique canadienne (AVE, ou eTA) coûte 7 CAD. Elle n’est exigée que pour entrer au Canada par avion ou transiter par un aéroport canadien ; elle ne l’est pas si vous arrivez par la route, le train ou le bateau. Selon le gouvernement du Canada, la plupart des demandes sont acceptées en quelques minutes, mais certaines demandent plusieurs jours si des documents supplémentaires sont réclamés. Le formulaire se remplit pour une personne à la fois. Erreur fréquente : un numéro de passeport mal recopié, qui oblige à refaire la demande.

Demander une AVE sur canada.ca

Royaume-Uni : l’ETA

Depuis le 2 avril 2025, les Français ont besoin d’une ETA pour se rendre au Royaume-Uni, sauf s’ils ont un visa ou un statut de résident. Depuis le 25 février 2026, un voyageur sans ETA peut se voir refuser l’embarquement, rappelle le ministère des Affaires étrangères. Le prix est de 20 GBP depuis avril 2026. La demande se fait sur gov.uk ou par l’application officielle du gouvernement britannique ; la réponse arrive en général dans la journée, au plus en trois jours ouvrés. Chaque voyageur a besoin de la sienne, enfants et bébés compris. GOV.UK précise qu’aucun autre site ou application ne donne une réponse plus rapide.

Demander une ETA sur gov.uk

Nouvelle-Zélande et Australie

Pour la Nouvelle-Zélande, la NZeTA coûte à partir de 17 NZD par l’application officielle (la demande par le site web d’Immigration New Zealand est un peu plus chère). S’y ajoute la taxe pour la conservation et le tourisme, de 100 NZD, payée en même temps et non remboursable. Prévoyez 72 heures de traitement.

Pour l’Australie, les Français demandent un eVisitor, gratuit, valable 12 mois, pour des séjours de trois mois au plus. L’ETA australienne, payante, s’adresse à d’autres nationalités. Un site qui vous fait payer un eVisitor vous facture donc un service, pas l’autorisation. Pour un séjour avec travail, voir partir en PVT en Australie.

ETIAS : pas encore en service, et pas pour les Français

ETIAS est l’autorisation que l’Union européenne prévoit pour les voyageurs non européens dispensés de visa qui viennent dans 30 pays européens. Un passeport français n’est pas concerné. Le 13 octobre 2026, le site officiel indique que le système n’est pas en service et qu’aucune demande n’est recueillie ; l’Union européenne annoncera la date de lancement plusieurs mois à l’avance. Le prix prévu est de 20 EUR, pour une validité de trois ans.

Conséquence pratique : tout site qui encaisse aujourd’hui une « demande ETIAS » n’est pas un site officiel.

Reconnaître un site intermédiaire

  • L’adresse : les sites officiels finissent par .gov (États-Unis), canada.ca, gov.uk, govt.nz, gov.au ou europa.eu. Un nom qui contient « esta », « eta » ou « visa » avec une autre terminaison n’est pas un site d’État.
  • Le prix : un montant supérieur à ceux du tableau, ou une ligne « frais de traitement », « frais de service », « assistance ».
  • La promesse : « traitement prioritaire », « garanti en une heure », « vérification par un expert ». L’administration traite la demande de la même façon d’où qu’elle vienne.
  • Les résultats de recherche : les premiers liens d’un moteur de recherche sont souvent des annonces payées. Tapez l’adresse officielle vous-même.

Si vous avez déjà payé un intermédiaire, l’autorisation peut être valable : vérifiez son statut sur le site officiel (rubriques « Check ESTA status », « Check your ETA », « Vérifier l’état de votre AVE ») avant de recommencer. Pour un départ en plusieurs étapes, ces démarches s’inscrivent dans le calendrier de préparer un tour du monde.

Sources