Compte à rebours · PVT
Partir en PVT en Australie : le compte à rebours, de J‑180 au départ
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Le visa vacances-travail australien se demande en ligne, depuis l’étranger, et son instruction prend désormais environ trois mois. Voici l’ordre des démarches, de six mois avant le départ jusqu’à la première semaine sur place, avec les coûts officiels relevés le 13 octobre 2026.
Vous avez la nationalité française, entre 18 et 35 ans révolus au jour de la demande, sans enfant qui vous accompagne, et vous n’avez jamais eu de visa 417 ou 462 : c’est votre premier PVT en Australie.
- J‑180Vérifier l’éligibilité sur le site australien : passeport français, moins de 36 ans à la date de la demande, aucun enfant à charge qui vous accompagne, jamais de visa 417 ou 462 auparavant.0 €Site officiel
- J‑170Contrôler la date d’expiration du passeport : il doit couvrir tout le séjour. Sinon, le refaire maintenant, car le visa est rattaché au numéro de passeport.86 € de timbre fiscalSite officiel
- J‑160Rassembler la preuve de fonds : des relevés montrant environ 5 000 AUD, plus de quoi payer un billet de sortie d’Australie (ou le billet lui-même).environ 3 100 € à détenir
- J‑150Déposer la demande en ligne dans ImmiAccount, depuis l’étranger, avec passeport, acte de naissance et preuve de fonds ; payer les frais et noter la référence de transaction.840 AUD, environ 525 €Site officiel
- J‑130Passer les examens de santé ou fournir la biométrie si l’administration australienne les demande, auprès d’un médecin ou d’un centre agréé qu’elle désigne.à vos frais, si demandés
- J‑100Comparer les assurances maladie et rapatriement pour toute la durée du séjour : la France n’a pas d’accord de soins réciproques avec l’Australie.Site officiel
- J‑75Consulter un médecin ou un centre de vaccinations internationales : vaccins à jour, ordonnances en anglais pour un traitement en cours, soins dentaires avant le départ.Site officiel
- J‑60Visa accordé par écrit : réserver le vol seulement maintenant, puis souscrire l’assurance. L’entrée en Australie doit avoir lieu dans les 12 mois qui suivent la délivrance.Site officiel
- J‑45Préparer l’argent : carte utilisable à l’étranger et ses frais, plafonds de retrait relevés, et premières démarches pour un compte australien (en ligne ou en agence à l’arrivée).
- J‑30Numériser passeport, lettre d’octroi du visa, contrat d’assurance et diplômes ; signaler le voyage sur Ariane, le service d’alertes du ministère.0 €Site officiel
- J‑15Interroger sa caisse d’assurance maladie : la protection universelle maladie suppose de vivre en France au moins six mois par an.Site officiel
- J‑0Une fois en Australie : demander en ligne le numéro fiscal (TFN), gratuit, envoyé sous 28 jours à une adresse australienne ; activer le compte bancaire avant le premier salaire.0 €Site officiel
Pourquoi commencer six mois avant
Le visa Working Holiday (sous-classe 417) n’est pas long à remplir, mais il est long à obtenir. Le Department of Home Affairs annonce désormais une instruction d’environ trois mois en moyenne pour la plupart des demandes, et demande de ne réserver ni vol ni engagement de travail avant l’octroi. Déposer à J‑150 laisse une marge si l’on vous réclame un examen de santé, la biométrie ou une pièce manquante.
Le tarif relevé le 13 octobre 2026 est de 840 AUD (environ 525 € au cours de référence de la BCE du même jour). S’y ajoutent, le cas échéant, les examens de santé, un extrait de casier judiciaire et la biométrie. Le site australien demande aussi d’avoir environ 5 000 AUD pour le début du séjour, soit environ 3 100 €, plus le prix d’un billet de sortie.
Les pièges
- L’âge s’apprécie au dépôt. Pour les Français, la limite est de 35 ans : vous pouvez déposer jusqu’à la veille de vos 36 ans. Un dossier déposé à 35 ans et demi reste valable même si vous partez après votre anniversaire, à condition d’entrer dans les 12 mois qui suivent l’octroi.
- Être hors d’Australie au dépôt et à la décision. Le premier visa 417 ne peut pas être accordé si vous êtes sur le territoire australien, même avec un visa touristique. Entrer « pour voir » puis attendre la réponse sur place fait échouer la demande.
- Pas d’enfant à charge. Un parent peut obtenir le visa, mais son enfant ne peut pas le rejoindre en Australie, même pour un jour.
- Six mois par employeur. En règle générale, vous ne pouvez pas travailler plus de six mois pour le même employeur.
- Les intermédiaires payants. La demande se fait seule, en ligne, sur le site du gouvernement australien. Un service qui facture « l’aide au visa » en plus des 840 AUD ne vous donne aucune priorité.
- L’assurance santé. L’Australie la « recommande fortement » ; l’ambassade de France en fait une condition. Hors accord de soins, toutes les dépenses médicales sont à votre charge : lisez les plafonds et les exclusions, notamment pour les activités de plein air comme la plongée sur la Grande Barrière. Le mécanisme des garanties liées aux cartes, et leurs limites de durée, est détaillé dans ce que couvre vraiment votre carte bancaire.
Ce qui prend le plus de temps
L’instruction du visa, d’abord. Ensuite, la preuve de fonds si votre épargne est dispersée : il faut des relevés lisibles, à votre nom, et non une promesse de virement. Enfin, la santé : un rendez-vous dans un centre de vaccinations internationales se prend parfois plusieurs semaines à l’avance, et certains vaccins demandent plusieurs injections espacées. Les recommandations générales sont résumées dans vaccins et santé avant un long voyage. Avant de partir, consultez un médecin ou un centre de vaccinations internationales.
Ce qui se fait sur place
- Le numéro fiscal (TFN). Il se demande en ligne, gratuitement, une fois en Australie, et arrive par courrier sous 28 jours à une adresse australienne. Sans lui, l’employeur prélève l’impôt au taux le plus élevé. Le taux propre aux working holiday makers dépend de l’enregistrement de l’employeur : vérifiez le barème en vigueur sur le site du fisc australien.
- Le compte bancaire. Selon la banque, l’ouverture commence en ligne avant l’arrivée ou se fait en agence avec le passeport. Prévoyez de quoi tenir les premières semaines sans salaire.
- L’épargne retraite. Au-delà d’un certain salaire, l’employeur verse une cotisation de retraite obligatoire (superannuation), que vous pouvez récupérer en quittant le pays.
Une deuxième, puis une troisième année
Le deuxième visa 417 coûte 1 000 AUD (environ 625 €) et peut se demander depuis l’Australie. Il exige trois mois de « travail spécifié », soit au moins 88 jours calendaires : cueillette et conditionnement agricole, pêche, sylviculture, mines ou bâtiment dans les zones régionales désignées, tourisme et hôtellerie dans le nord et les zones reculées, ou reconstruction après un incendie ou une inondation. Le troisième visa demande six mois de travail spécifié (179 jours) effectués pendant le deuxième. Le travail doit être payé au tarif légal : gardez fiches de paie et relevés bancaires, car l’administration peut contacter l’employeur. Les codes postaux admis sont listés sur le site australien ; vérifiez-les avant d’accepter un poste.
Pour le pays lui-même, saisons, budget et décalage horaire, voyez la fiche horizon Australie.
Sources
- Department of Home Affairs (Australie), Working Holiday visa (subclass 417), First Working Holiday visa (page mise à jour le 23/09/2026, lue le 13/10/2026)
- Department of Home Affairs (Australie), Second et Third Working Holiday visa ; Specified work (lus le 13/10/2026)
- Ambassade de France en Australie, Visa vacances-travail / Working Holiday Visa en Australie (lu le 13/10/2026)
- Australian Taxation Office, Permanent migrants and temporary visitors – TFN application (mise à jour du 22/06/2026)
- Services Australia, Reciprocal Health Care Agreements : liste des pays (mise à jour du 15/09/2026)
- Service-Public.fr, Passeport d’un majeur (vérifié le 08/04/2026) ; Protection universelle maladie (vérifié le 13/05/2026)
- Banque centrale européenne, Taux de change de référence du 13/10/2026 : 1 € = 1,6033 AUD (conversions arrondies)